Tuesday, April 30, 2013

L'histoire de ma vie

Ecrire un livre c'est comme vivre sa vie. Tu sais plus ou moins comment commence l'histoire mais jamais comment elle va finir.

Monday, April 29, 2013

Langue étrangère

Apprendre et pratiquer une nouvelle langue, au départ c'est comme faire la photocopie d'une photocopie qui a elle même été issue d'une photocopie. On retrouve l'idée de départ, mais ça manque de netteté, les informations qui lui donnaient sa beauté, son esthétisme ont été déformées ou perdues, et on se retrouve avec une espèce de photographie floue. Progresser c'est diminuer le nombre de photocopies pour se rapprocher de la version originale.
Voilà pourquoi nous sommes tous tant attachés à notre langue maternelle, et voilà pourquoi le néophyte dans l'apprentissage d'une nouvelle langue peut sembler totalement désarçonné tant la copie qu'il produit semble fade et insipide.

Mets des couleurs dans ma voix,
Fais de chaque mot une perle très rare,
Que mon discours soit une oeuvre d'art,
où à chaque coup d'oeil tu sembles entrevoir un point de vue différent,
Que les mots qui sortent de ma bouche t'apparaissent comme les créatures enchantées qui peuplent le monde de mon imaginaire.
Chaque mot a une forme, une émotion, une couleur, une personnalité. Associe deux mots ensemble et c'est comme si un troisième semblait faire son apparition.

Imbroglio spontané

Je suis un petit bonhomme de pain d'épice, moelleux et tendre, sucré jusqu'à la moelle
J'arpente le monde, chevauchant mon tabouret volant.
Rien n'existe au delà du réel, rien n'existe au fin fond des pensées,
Seul le regard perplexe d'un chat en train de miauler
Hérissant ses poils drus qui ondulent tels un fleuve,
Un nectar délicat peuplant l'entrée de ses oreilles,
Là, où des nains de jardin frivoles, festoient le long d'un toit sans même savoir pourquoi,
Et d'ailleurs ni toi, ni moi ne croit ce que tu vois.
Une fougère qui soupire, un murmure qui respire,
c'est le jugement de la fin qui tombe au creux de ma main,
comme si j'avais plus soif, désireux d'assouvir un appétit féroce qui me laisse sans voix.

Nos têtes, ces champs de bataille...

Nos esprits sont irrationnels et absurdes. Ils papotent et gloussent sans cesse tel un banc de collégiennes en extase devant la perfection du fessier dans le beau jean moulant de leur camarade de classe masculin. Les voix dans nos têtes ne font que s'entremêler en créant une véritable cacophonie qui fait qu'on  ne sait plus réellement qui dit la vérité. Elles sont comme ces politiciens qui débattent à l'assemblée nationale sans même prendre la peine de s'écouter les uns les autres, et préférent hurler, crier et glousser eux aussi comme des collégiennes dans une cour de récréation.
Alors faut-il faire confiance au murmure perpétuel de nos esprits? Encore que s'il s'agit d'un murmure vous êtes soit un sacré veinard, soit individu exceptionnel passé maître dans l'art de calmer les ardeurs de votre machine à penser impétueuse.
On s'inflige sans arrêt la contradiction en essayant de faire en sorte que nos pensées soient telles que nous l'aimerions. Vous êtes coincés dans un embouteillage, une voiture vous klaxonne, la moutarde commence à vous monter au nez, vous vous en apercevez et vous vous dites que vous êtes une personne calme et sereine, tranquille et posée, un cours d'eau qui suit tranquillement le lit de la rivière, et du coup êtes en colère d'être en colère étant incapable d'être tel que vous le souhaiteriez. Vous provoquez une première vague, puis une deuxième qui va en direction de la première, jusqu'au moment où elles se percutent de plein fouet dans un grand splash qui vient briser l'homogénéité du petit cours d'eau tranquille pour en faire un objet fragmenté qui disperse son énergie en provoquant des vaguelettes dans tous les sens.  Les pensées ne sont que des pensées, et elles reviendront que vous le vouliez ou non. Par contre la réponse à ces pensées peut-être contrôlée, une fois qu'on les voit pour ce qu'elle sont, c'est à dire pas grand chose en fait juste du vent. Et ainsi finis la peur de la peur, la colère d'être en colère, et la tristesse d'être triste.
Soyez de bons citoyens lorqu'un politicien ouvre son bec pour dire quelque chose, laisser le parler, il finira bien par se calmer une fois qu'il aura compris que personne ne l'écoute.
Finalement je sais pas si Jeanne d'Arc était aussi folle qu'on a bien voulu nous le faire croire. Elle entendait une voix certes, mais elle avait plutôt l'air de savoir ce qu'elle faisait, comme si cette voix était porteuse d'un semblant de vérité, d'intuition....

La vie : mon héroïne

L'addiction un mot qui fait peur, et qu'on a un peu trop tendance à associer uniquement aux substances qui ont des effets psychotropes. Pourtant des tas de choses sont addictives.
L'addiction pourrait être définie de cette façon, il s'agit d'un chose matérielle ou immatérielle qui si elle n'est plus présente dans la vie de l'individu qui la consomme, aura pour conséquence de faire apparaître un phénomène de "manque".
Autrement dit, l'individu ressentira clairement que son intégrité semble être menacée lorsque cette chose n'est  plus là pendant une durée suffisamment longue. L'addiction a trait au bonheur, au contentement et à la satisfaction de nos désirs personnels. Si tu as ta dose, te voilà un homme heureux, si tu l'as pas bonjour les dégats.
 Ainsi les sportifs sont accrocs aux endorphines, les pédophiles sont accrocs aux petites filles, les don Juan accrocs au sexe, les boulimiques accrocs à la bouffe, les anorexiques accrocs à leur image et pour cela tentent de contrôler leur addiction à la nourriture. Les pipelettes sont accrocs à la parlotte et aux discours inutiles. Nous sommes tous accrocs à l'amour, c'est pour ça que lorqu'il n'est plus là, il y a comme cet espèce de grand vide, un énorme fossé qui se crée que l'on ne sait trop comment combler. D'autres sont accrocs au travail, il leur donne le sentiment d'exister. Mettez les au chômage et v'là la dépression qui pointe le bout de son nez. Nous sommes accrocs à nos petites habitudes, pour certains c'est café, clopes avant d'aller au boulot, d'autres veulent du Nutella sur leur tartine au petit déj'. Enlevez leur ces petites choses, et vous verrez qu'ils deviennent irritables et anxieux, cherchant à tout prix une alternative pour combler le vide qui vient de se créer. Alors voilà pourquoi nos habitudes peuvent parfois changer, tout simplement parce que la vie étant faite d'un concours de circonstances, il peut arriver que notre routine se retrouve modifiée, et qu'inconsciemment nous choisissons juste de remplacer une activité par une autre, sans réellement prendre le temps de se questionner. Nous sommes accrocs au besoin d'avoir toujours quelque chose à faire pour meubler nos vies. Nous avons peur du vide, du néant, de la notion de rien, et associons tout ça à l'idée de mort. C'est pour cela que tout le monde semble courir très vite dans toutes les directions sans réellement savoir après quoi il est en train de courir. Et si nous étions en fin de compte tous en train de courir après la même chose : le bonheur, en croyant le trouver sous le paillasson du voisin? Nous avons en fait peur de vivre,  c'est pourquoi nous courons très vite. Et nous avons peur de nous rendre compte que la vie et le bonheur sont faits de rien.

Double "je"?

Le monde est-il schizophrène?? Devant l'extrême difficulté qu'ont la plupart des gens à exprimer qui ils sont vraiment dans la société d'aujourd'hui, voilà qu'on a recours à la bonne vieille méthode du masque d'halloween, où l'on préfère se mettre un très vilain masque en caoutchouc à l'effigie de Satan ou de Belzébuth sur la tête, plutôt que d'accepter ce visage magnifique fait de collagène qui est le notre. Pourquoi? Parce qu'on a peur et on imagine que ce que nous sommes est encore plus laid et repoussant que notre masque d'halloween. On s'imagine avec plein d'acnée, de verrues et de pus. Alors pour couvrir ce raz de marée d'émotions négatives que nous ressentons vis à vis de nous-mêmes, on porte un masque d'affreux Jojo qui est la manifestation extérieure de notre état intérieur, et parfois aussi on croit les conneries qu'on nous raconte à la télé et au lieu de mettre notre masque, on mange un bon yaourt BA au bifidus actif, comme ça ça se voit à l'extérieur que tout va bien à l'intérieur. La vie est belle grâce à Danone tout ce qu'il nous suffit de faire c'est manger des yaourts, c'est pas beau ça franchement?

Sunday, April 28, 2013

Un problème? Oui, mais que ferais-je d'autre sinon?

Dieu s'amuse avec nous en nous mettant toujours un peu plus dans la merde. De son point de vue, il s'agit juste d'une nouveauté, d'un truc innovant qui vient juste de lui passer par la tête. Il essaie de nous occuper de peur qu'on se fasse tous un peu chier. Alors il nous invente des trucs qu'on n'a jamais vus, pour lesquels on n'a aucune situation antérieure comparable sur laquelle on pourrait s'appuyer pour résoudre le problème. Et il nous fait confiance à 100% et sait que nous réussirons, même s'il ne sait absolument pas comment.
C'est simplement par pure curiosité. Et oui, lui aussi faut bien qu'il trouve quelque chose d'amusant pour tuer le temps.