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Friday, April 26, 2013

L'espoir d'en avoir

De l'espoir? En ces temps sinistres, où le malheur semble battre son plein et ce à une échelle mondiale, on aurait tous besoin d'une bonne vieille lampe torche pour illuminer notre chemin obscur plein d'orties géantes.
De l'espoir, une graine porteuse des promesses de demain. L'espoir n'est pas qu'une idée comme une autre, telles que nous en recevons des milliers chaque jour dans nos têtes. L'espoir agit sur le monde d'une façon qui n'est peut-être pas perceptible, mais lorsqu'il est là il n'attend qu'une chose l'opportunité qui lui permettra de devenir vivant, en chair et en os, un peu comme Pinocchio. Il est cette graine à l'intérieur d'un oeuf à la coquille très fragile. Et cette graine tend constamment l'oreille l'approchant délicatement de la paroi espérant recevoir des signes en provenance du monde extérieur où tout semble possible. Car tout peut arriver, absolument tout en ce qui concerne l'avenir. Mais nous avons l'opportunité, tout comme cette petite graine d'attendre les signes qui nous font nous dire à nous mêmes " Ah, ça y est le moment, j'y vais" Avez-vous déjà vu un bourgeon se transformer en feuille alors que l'hiver est encore froid et rigoureux? Avez- vous déjà vu une chenille se dire "Ah nan, nan, nan!!!!! ça va pas du tout cette histoire de cocon à la con. Moi, Gilbert la chenille, passer 3 jours dans cet espèce de sac plein de filaments tout gluants, pendant que mon corps se dissout sous l'effet de mes sucs digestifs? Non mais, Eh ça va pas bien dans le ciboulot. C'est un papillon que je veux être pas une espèce de larve toute gélatineuse"
L'espoir doit être caliné, bichonné, cultivé, il est votre plus beau joyau. Il faut lui donner beaucoup d'affection et de soutien car il se trouve vraiment dans une phase très fragile de son existence, où il se retrouve littéralement coincé entre deux mondes, le cul entre deux chaises. Bien sûr qu'il préférerait le confort d'un corps de papillon ou de chenille. Mais c'est comme ça, on n'a pas le contrôle sur ces choses. "Gilbert, la mauvaise nouvelle c'est que tu peux pas revenir en arrière", de même qu'il est totalement impossible de redoubler sa classe parce qu'on a totalement foiré l'examen, dans cet univers on ne peut qu'évoluer, se transformer et aller de l'avant. "Gilbert, bonne nouvelle, tu finiras par être un papillon".
Il est difficile de garder espoir, lorsqu'on se sent vulnérable, et que notre pare-brise loin de résister à l'épreuve des balles peut se fissurer alors qu'une simple goutte d'eau viendrait en heurter la surface.
En incubation, en voie de développement, comme tous ces pays asiatiques et indiens, en voie de devenir des superpuissances économiques mondiales, ils sont en pleine transition, pour l'instant considérés uniquement comme des outsiders, encore en marge, mais qui font leur bout de chemin sans réel objectif de domination, ou de contrôle, à la différence de nous autres pays occidentaux.(bon c'est peut-être contestables ça)
Ce phénomène de vulnérabilité est pourtant l'une des plus belles choses qui puisse nous arriver, "et oui nous sommes tous en mousse", mais une seconde naissance, une métamorphose, est sur le point de se produire. Tel un phénix qui renaît de ses cendres après avoir laissé la chaleur de ses propres peurs et démons le consumer de l'intérieur. Une renaissance, la fin d'un cycle et rien d'autre que le début du suivant.
La métamorphose ou devenir ce que l'on est en étant ce que l'on sera pour que l'espoir puisse s'incarner.

La souffrance est un cadeau

Suivre notre coeur est probablement la meilleure chose que nous puissions accomplir au cours de notre vie. Suivre notre coeur ne signifie pas que nous ne souffrirons pas ou que nous ne ferons pas souffrir ceux qui nous entourent. Cela signifie simplement qu'il faudra que nous soyons suffisamment brave et courageux pour que nos émotions ne constituent pas une entrave à la réalisation de notre destinée.
La souffrance vient nous rappeler constamment notre condition d'être humain. Et chacun d'entre nous réagit de la même façon face à celle-ci. On n'a qu'une envie, c'est qu'elle disparaisse à tout jamais hors de notre vue. Alors on recherche une issue de secours, un échappatoire.
La souffrance nous paralyse, nous rendant impuissant, aussi vulnérable qu'un bouton de fleur qui s'apprête à éclore. Elle peut pourtant être un cadeau, et être porteuse de nombreux enseignements. Elle nous fait regagner notre humilité perdue lors des nombreux accès mégalo de notre égo qui se croit au sommet du monde lorsque la chance nous sourit. Faut-il se battre avec soi-même pour ne plus souffrir?Anesthésier ses émotions de manière à ne plus rien ressentir? Se brainwasher le cerveau pour oublier les moments les plus difficiles de nos vies? Tomber dans la mélancholie et noyer son chagrin dans une quelconque substance aux effets psychoactifs pour espérer retrouver un semblant d'euphorie ou de joie?
Ou bien faut-il se tourner vers la nature et contempler sa sagesse abyssale, l'humilité et la compréhension avec lesquelles elle fait sans arrêt face aux changements car elle sait bien que tout est cyclique, rien n'est fait pour durer mais par contre toute chose aussi petite soit-elle aura toujours des conséquences sur le monde qui appartient au domaine de l'avenir.
Comment font les arbres pour repousser après qu'un incendie ait ravagé des hectares entiers d'une forêt qui semblait enchantée? Comment font les bébés tortues pour garder espoir et continuer leur marche en avant, alors qu'ils savent que 90% de leurs frères et soeurs finiront par périr des griffes et des crocs acérés de prédateurs qui n'ont attendu que ça depuis le moment où leur mère est venue les déposer dans ce gigantesque bac à sable? Parce qu'ils pourraient très bien s'arréter et faire demi-tour parce qu'ils ont trop les chocottes, ou même ne pas bouger et rester planqués dans leur trou, non?
Alors quelle est cette force qui nous donne à tous le courage de nous relever après une chute dans ce puits qui paraît être sans fond? Quelle est cette énergie qui nous fait braver les secousses sismiques de la vie? Certaines personnes décrivent ce phénomène avec des mots qui ont parfois une signification assez abstraite pour nous, on sait ce que c'est sans vraiment être capables de mettre le doigt dessus, les mots utilisés sont espoir, la foi, l'inspiration. Ces choses impalpables sont l'essence même du vivant et de la vie elle même. Elles n'ont aucune origine subordonnée à une cause quelconque. On n'a pas la foi parce qu'on nous a dit que c'était bien d'en avoir. Elle est simplement là c'est tout, attendant patiemment qu'on veuille bien lui donner une raison d'exister.  Des miracles se produisent chaque jour devant nos yeux et passent totalement inaperçus. Ils sont effectivement ce que l'on pourrait appeler des choses "simples" ou "petites", sans grande importance ou signification si l'on essaie d'avoir une vue d'ensemble du monde, mais au combien merveilleuses ces petites choses peuvent se révéler être, il s'agit d'une poignée de joyaux à portée de main de celui qui en détient l'accès. La caverne d'Ali Baba de notre coeur.